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President Obama and the Fight for LGBT Rights



En pleine campagne pour sa réélection, Obama a publié cette vidéo faisant du président US le champion des droits des LGBT. La narratrice n'est rien moins que Jane Lynch, l'actrice ouvertement lesbienne de «Glee»

Alexandre Loukachenko : "Mieux vaut être dictateur qu'homosexuel"



Le président Biélorusse Alexandre Loukachenko a fait une sortie médiatique très remarquée ce dimanche à Minsk. En marge d'un évènement sportif, où il a pu afficher au grand jour ses talents de skieur, il a répondu au chef de la diplomatie allemande Guido Westervelle qui l'avait qualifié de dernier dictateur d'Europe. "Guido Westervelle crie à la dictature. Quand j'ai entendu ça je me suis dit : mieux vaut être dictateur que pédé. Mais Dieu jugera par lui-même."

Guido Werstwelle, qui n'a jamais caché, son homosexualité, n'a pas tardé à réagir. Comme l'ensemble de l'Union européenne, il accuse le président biélorusse de museler l'opposition dans son pays. "Je n'ai pas à commenter ces remarques qui ne changent en rien à mon engagement initial pour le respect des droits de l'homme et des citoyens en Biélorussie."

La semaine dernière l'Union européenne avait étendu ses sanctions contre la Biélorussie pour dénoncer la répression de l'opposition, provoquant la colère d'Alexandre Loukachenko. Le représentant de l'Union européenne à Minsk avait aussitôt été renvoyé.

Pour qui votent les homos?

D'après un sondage réalisé par le magasine TÊTU: Hollande en tête, Marine Le Pen en embuscade…


La première des consultations en ligne sur les intentions de vote des TÊTUnautes à la prochaine présidentielle révèle déjà des tendances fortes… Comment réagissez-vous à ces résultats?


Les résultats sont là. La consultation en ligne des TÊTUnautes sur la prochaine élection présidentielle vous avait beaucoup fait discuter – plus de 1000 commentaires, un record dans l'histoire de TÊTU.com. Gageons que les scores définitifs ne manqueront pas également de faire parler, sur ce site… et au-delà.

Trois grands enseignements, en effet, à noter dans les résultats. Tout d'abord la très large majorité obtenu par François Hollande: à près de 40% dès les premières heures du sondage, le candidat du Parti socialiste est très largement en tête des intentions de vote. Avec les voix d'Eva Joly (12,1%), les deux futurs alliés totalisent à eux seuls plus de la moitié des votes. Avec le Front de gauche et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, toujours selon cette consultation, six gays et lesbiennes sur dix s'apprêteraient à voter pour l'un des partis de gauche!

Marine Le Pen, deuxième force politique
Il faut surtout noter le score très important réalisé par Marine Le Pen, qui arrive deuxième de notre consultation. Ce qui semble confirmer le succès de la stratégie de séduction de la candidate du Front national à l'égard des homosexuels (lire notre dossier dans le magazine TÊTU du mois de décembre). Son avance sur Eva Joly, assez nette dès les premières heures du sondage, est finalement de plus de 3%.

Enfin, les chiffres montrent clairement un rejet de la majorité sortante pour les homos: à moins de 11%, Nicolas Sarkozy est très loin de son score dans les enquêtes d'opinion nationales (autour de 25%). A noter que les votes ont été clôturés juste avant la polémique sur la Une de Libération et les promesses futures (ou pas) du candidat Sarkozy sur l'union civile.

Voir tous les résultats:
Et en fin de classement…
Dominique de Villepin (République solidaire) 3,3%
Philippe Poutou (NPA) 1,1%
Hervé Morin (Nouveau centre) 0,8%
Corinne Lepage (Cap 21) 0,6%
Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) 0,4%
Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) 0,4%
Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate) 0,4%
Jean-Pierre Chevènement (Mouvement républicain et citoyen) 0,4%
Brigitte Goldberg (Avenir 2012) 0,3%
Frédéric Nihous (Chasse pêche nature et tradition) 0,3%
Nombre total de participants: 11.765.

Des résultats «pas surprenants»
Des résultats «cohérents avec les autres données disponibles» selon François Klaus, chef de groupe du département Opinions et stratégies de l'institut Ifop. Il a lui-même étudié l'électorat homo dans une note en ligne pour l'Ifop. Il rappelle que l'«On savait déjà que deux tiers des gays et lesbiennes se sentent proches de la gauche» (lire aussi notre article Mais pour qui votent les homos?) Quant au score de l'extrême-droite, «il est proche des intentions de votes de la population en général, à près de 20%».

En fait, selon cet expert des enquêtes d'opinion, les homos ont voté lors de la dernière élection présidentielle, à 13% pour le Front national (14% chez les bisexuels). Ce qui ferait donc une montée du score du FN de 5%… tandis que, au même moment, celui de la population en général montait du double (de 10,5% en 2007 à 19,5% selon les dernières enquêtes).

Quant à la légitimité de l'étude, le statisticien estime que «l'enquête de TÊTU n'est certes pas scientifique puisque ce n'est qu'un vote en ligne, mais elle est légitime par le nombre de participants: presque 12.000 votants, c'est très impressionnant».

Source: http://www.tetu.com/

La Gay Pride entend peser sur la présidentielle 2012

Après le rejet par l'Assemblée nationale d'un texte visant à ouvrir le mariage aux homosexuels, des dizaines de milliers de personnes ont participé à la Gay Pride à Paris. Son mot d'ordre : "Pour l'égalité, en 2011 je marche, en 2012 je vote".



Mariage gay approuvé à New York, marche pour le vote à Paris

Le sénat de l’Etat de New York a voté tard dans la nuit de vendredi à samedi la légalisation des mariages entre personnes de même sexe, devenant ainsi le sixième et le plus large des six Etats américains à permettre le mariage entre gays et lesbiennes.

Après plusieurs jours de difficiles négociations, quatre parlementaires républicains ont finalement rompu avec la ligne de leur parti et rejoint le groupe démocrate, presqu’uni sur la question, pour soutenir la proposition de loi du gouverneur de l’Etat Andrew Cuomo. Mark Grisanti, un républicain de Buffalo Republican qui s’était opposé au mariage gay lors de sa campagne l’an dernier, fut l’un des quatre sénateurs à avoir franchi le Rubicon :

«Un homme peut être plus sage aujourd’hui qu’hier, mais il y aura aucun respect pour cet homme s’il n’a pas accompli son devoir».

La loi a finalement été adoptée par 33 voix contre 29. Elle deviendra effective trente jours après la signature du gouverneur.



Comme le remarque le New York Times, l’approbation de cette loi s’est fait dans un étrange revers de fortune pour les militants homosexuels. Il y a tout juste deux ans, en effet, la loi sur le mariage entre personnes du même sexe avait rejeté de façon humiliante, et inattendue : le sénat de l’Etat était alors majoritairement démocrate.

Aujourd’hui, les choses étaient différentes, notamment grâce au soutien de Cuomo, qui avait fait de cette loi une de ses principales priorités lors de sa campagne électorale. Finalement, ses efforts, et le lobbying des associations militantes dans la presse, auront eu raison d’un sénat pourtant sous contrôle des républicains.

Dès que Cuomo aura apposé sa signature sur la loi, New York rejoindra donc les cinq autres Etats où le mariage entre personnes de même sexe est légal: le Connecticut, le Massachusetts, le New Hampshire, le Vermont, l’Iowa (et le District of Columbia). Le mariage homo fut également rendu brièvement légal en Californie en 2008, avant qu’une bataille légale ne complique tout.

«New York donne le ton au pays, et là, c’est une sacré tonalité qui va résonner dans tout le pays», a déclaré Richard Socarides, le président of Equality Matters, dans un entretien à Politico.

Ce son peut-il être entendu en France? Ce samedi 25 juin, les gays, lesbiennes et trans organisent à Paris la traditionnelle Marche des fiertés. Cette année, le mot d’ordre est: «Pour l’égalité, en 2011 je marche, en 2012 je vote». On y parlera sans doute de cette nouvelle venue de l’Atlantique, et de ce député UMP Jacques-Alain Bénisti qui a comparé le mariage gay à la légalisation du viol :

«Après le mariage homosexuel, bientôt l’adoption, après l’autorisation du piratage et des vols de DVD, après la demande d’arrêt des contrôles de vitesse, après la dépénalisation de la prostitution, après la non-incarcération des délinquants mineurs, je dirais à la limite, à quand la dépénalisation du viol? Ou la légalisation du viol?»

Source de l'article: http://www.slate.fr

"Plus rose ma ville" sous le soleil de Nice

Comment vit-on son homosexualité en France hors de la capitale? C'est le thème de l'émission de Thierry Benamari et Antoine Capliez, qui fait aujourd'hui une halte sur la Promenade des Anglais.

Ville de retraités, belle endormie, ensoleillée et conservatrice… Nice, avec sa célèbre Promenade des Anglais, accumule les clichés qui voudraient qu'elle soit plan-plan et un peu passée de mode.

C'est pourtant là que Thierry Benamari et Antoine Capliez ont posé ce mois-ci leur bagages pourPlus rose ma ville, poursuivant leur tour de la France LGBT, au-delà du périphérique parisien. A la rencontre des acteurs de la vie associative, artistique et commerciale de la ville, ils ont découvert une ville plus dynamique, créative et gay-friendly qu'on ne l'imagine. Même si, parfois, le tiroir-caisse ou des arrière-pensées électorales motivent cette tolérance affichée à l'égard des homos…

Les deux reporters de choc entament leur visite avec Ali, patron de la plage gay du Castel, puis avec Jean-Marie du magazine Nous, et Anthony qui organise les soirées Rainbow Power. Ils se sont également rendus au tout nouveau centre LGBT, ouvert en 2010 mais inauguré récemment par le maire UMP Christian Estrosi. Un lieu où sont regroupées une quinzaine d'associations, dont l'APGL (Association des parents gays et lesbiens) ou encore les Six Reines, association lesbienne qui organisait un spectacle au profit de la lutte contre le sida.

Et l'on se bouge dans tous les sens du terme sous le chaud soleil de la Côte d'Azur. Pour preuve, deux membres de l'antenne niçoise des Front Runners, l'association gay et gay-friendly de course à pied, expliquent à Thierry Benamari et Antoine Capliez qu'ils participeront en juin au Tournoi sportif international de Paris.

Le Marais veut être piéton pour la Gay Pride

Alors que la Gay Pride, la marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et trans, s'apprête à drainer aujourd'hui des centaines de milliers de personnes dans la capitale, le quartier du Marais s'inquiète. Dès la fin de la marche, comme chaque année, la foule s'engouffrera dans les rues des Archives, Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, du Roi-de-Sicile et du Temple, où est concentré l'essentiel des bars gay. Un immense rassemblement sans que la circulation soit coupée, comme le réclament militants associatifs et commerçants depuis une décennie. « L'an dernier, nous avons dû gérer le trafic nous-mêmes » Cette fois, c'est la nouvelle association les Robins du Marais qui s'adresse au maire (PS) du IVe arrondissement, Dominique Bertinotti, via son site Internet, pour que ces quatre artères du Marais soient rendues aux piétons le temps d'une soirée, pour la Gay Pride 2011. 


« Il est trop tard pour cette année, regrette Jean-Bernard Meneboo, des Robins du Marais, mais je garde espoir. On est bien capables de fermer les boulevards et on ne pourrait pas interdire quatre rues à la circulation? J'ai parfois l'impression que la mairie n'est pas fière de ce quartier, de ses différences… » Principale source d'inquiétude pour les commerçants : la sécurité des milliers de piétons qui vont affluer. « L'an dernier, il y avait 3000 personnes dans les rues et nous avons dû gérer le trafic nous-mêmes, déplore Bernard Bousset, le patron de l'Open Café, rue des Archives. En association avec le bar le Cox, nous fournissons une dizaine d'agents de sécurité, pour que tout se passe bien… Mais un jour il y aura un drame. Toutes les capitales européennes prennent des dispositions, et à Paris, on n'est pas capable de gérer. » Dominique Bertinotti, quant à elle, est formelle : « Fermer les rues relève des compétences de la préfecture de police, objecte-t-elle. Et, jusqu'à présent, elle n'a jamais souhaité le faire au motif qu'il s'agit d'un axe traversant. Toutefois, concède-t-elle, il est vrai qu'en termes de sécurité, une telle affluence pose des problèmes. »

Source de l'article: http://www.leparisien.fr

Gay Pride de Paris 2011

Organisatrice de la Marche des Fiertés LGBT, l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans, créée sous le nom de "Lesbian & Gay Pride Ile-de-France" en 1999, pose sur la place publique les questions de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, par le biais de manifestations revendicatives. L’inter-LGBT a donc pour mission de lutter contre les discriminations fondées sur les moeurs, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, dans le cadre de la promotion des droits humains et des libertés fondamentales.
En 2011, la lutte est toujours d’actualité. "Malgré quelques mesures d’amélioration du Pacs, des campagnes de lutte contre l’homophobie et la lesbophobie et quelques déclarations à l’international, force est de constater que depuis 2007 et l’élection de Nicolas Sarkozy, le bilan sur les questions LGBT est bien maigre", indique l’inter-LGBT sur son site officiel.


"Il n’est pas question que 2011 soit une année blanche, poursuit l’association.Toutefois, cette année sera une année d’interpellation. Des partis politiques et des candidats. La Marche des Fiertés LGBT est un « point de départ » pour cette séquence d’interpellation du politique." La manifestation aura ainsi à coeur de relayer lesrevendications suivantes : l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, la reconnaissance des familles homoparentales, des droits pour les trans, des politiques ambitieuses de lutte contre les discriminations par l’éducation, une politique du droit d’asile respectueuse des droits humains, des moyens dans la prévention du VIH/sida...

Source de l'article: http://www.evous.fr

Egalité et mariage gay : petit tour d'horizon politique avant 2012

La question déchaîne les hommes politiques, après le texte de loi proposé par les socialistes. Si même dans la majorité, certaines voix se prononcent pour, d'autres n'hésitent pas à dégainer des commentaires haineux.

Le débat initié à l’Assemblée nationale sur la question du mariage gay par la gauche continue de faire des vagues. En proposant le texte de loi à l’Assemblée, la gauche a ainsi mis les pieds dans le plat et a eu le mérite d’initier un débat de fond sur une question de société qui divise encore aujourd’hui et qui devient un enjeu pour les prochaines échéances électorales de 2012 (présidentielle et législatives à venir).

MariageGay

En effet, la gauche dans son ensemble est plutôt favorable au mariage gay. Les jeunes socialistes font actuellement campagne sur le thème du mariage homo et demandent à chaque citoyen de mettre un message personnel sur le site www.stopalhomophobiedetat.fr

Les jeunes socialistes estiment également que de "voter contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, c'est défendre publiquement une inégalité de droit entre deux personnes, au motif de leur orientation sexuelle, ce qui est profondément contraire aux valeurs de la République" et contraire au premier article de la Déclaration des Droits de l’Homme, "la République ne (pouvant) se permettre de perpétrer des inégalités, au motif de l'orientation sexuelle ou de la couleur de la peau" d’une personne. Face au rejet du texte proposé à l’Assemblée nationale, les jeunes socialistes en viennent donc à se demander si "En s'opposant à cette loi, l'UMP (ne) ferait-elle (pas) son coming-out homophobe ?". La question est posée …

Et il est vrai que la question déchaîne les politiques. A ce titre, plusieurs voix se sont ainsi élevées pour prendre part au débat se positionner en faveur du mariage. Parmi ces personnalités nous pouvons ainsi retrouver Nicolas Hulot (EELV et candidat aux primaires écolos), Jean-Louis Borloo (Parti Radical et potentiel candidat centriste à la présidentielle), Dominique de Villepin (République Solidaire et potentiel candidat à la présidentielle), Laurent Hénart (député Radical), Henriette Martinez (députée UMP), Franck Riester (député UMP), Yves Jégo (député UMP), Christian Estrosi (député UMP) … Même Benjamin Lancar – patron des jeunes UMP – se dit favorable au mariage homosexuel. Une véritable césure à droite et plus exactement au sein de l’UMP se fait désormais jour.

Roselyne Bachelot - également favorable au mariage et instigatrice du PACS – s’est attiré les foudres de ses collègues UMP. Au point que sept d’entre eux – membres du collectif de la droite populaire – réclament sa tête et souhaitent qu’elle démissionne de son poste de ministre des Solidarités : "Nous demandons tous les trois à Mme Bachelot de démissionner. Ses déclarations sont scandaleuses. (…) Si elle se situe au côté du PS et pas de la majorité, alors il faut qu'elle démissionne !" explique ainsi Philippe Meunier, principal instigateur de cette fronde.

De son côté Jacques Myard continue, estimant : "Elle est incohérente, elle rompt la solidarité gouvernementale et surtout, elle va directement à l'encontre d'un vote de l'Assemblée nationale, dont elle se fout visiblement. C'est grave, c'est du mépris."

Cette prise de position de Roselyne devient donc une véritable épine dans le pied du gouvernement et de l’UMP (une de plus). Le Premier ministre lui-même, François Fillon, a du prendre position et la défense de Roselyne Bachelot dans cette histoire et mettre de l’ordre dans la cacophonie ambiante. Ainsi ce dernier déclare que "La droite populaire a été plus qu'excessive en demandant la démission de Roselyne Bachelot après sa prise de position (…) C'est grossier. Sur des sujets comme ça, on ne peut pas exiger que les gens renoncent à leurs convictions. C'est presque totalitaire de demander ça".

De son côté, la secrétaire d’État à la jeunesse, Jeannette Bougrab, s’est prononcée en faveur du mariage gay estimant que la France viendra un jour au mariage homosexuel : "Comme il existe en Espagne, comme il existe aux Pays-Bas. Moi j'ai été très surprise qu'à l'arrivée de Zapatero (...), ça a été adopté dans un pays qui est pourtant profondément catholique et très pratiquant". Mme Bougrab est également revenue sur le cas Bachelot à qui elle a apporté son soutien, estimant que cette affaire était "très triste".

La question du mariage gay fait donc débat, les détracteurs de plus en plus isolés restent pourtant très actifs.

Ainsi Mme Boutin – qui en passant ferait bien de revoir la notion de pardon et de tolérance chrétienne – et M. Vanneste restent de fervents opposants à l’union de personnes du même sexe. M. Vanneste – homophobe pur et dur et reconnu – a donc tenu des propos choquants ces derniers jours. Adepte de la provocation gratuite à deux balles – sûrement dû à des lacunes culturelles ou à une déficience intellectuelle, en mal de médiatisation peut-être – Ce monsieur a ainsi qualifié "d’aberration anthropologique" l’idée d’un mariage entre personnes du même sexe.

Expliquant : "Je ne vois pas en quoi l'Assemblée nationale doit s'intéresser à une aberration anthropologique. Il n'y a que deux sexes, les hommes et les femmes. Et la société doit assurer sa pérennité par le mariage des hommes et des femmes. Le reste, c'est une question de mode, liée à quelques lobbies qui ont manifestement beaucoup de pouvoir (…) Ce n'est pas parce que quelques personnes ont des comportements, disons 'curieux', que forcément la société doit s'en préoccuper (…) C'est une affaire privée, qui ne concerne pas l'avenir de la société (…) C'est du plaisir sexuel, c'est du divertissement, de l'affection. En quoi cela intéresse la société? (…) La société s'intéresse au mariage dans la mesure où il est lié à la procréation dans la majeure partie des cas (…) Ce n'est pas la première fois qu'une mode sera à la mode parce que la presse l'aura décidé". Classe, comme toujours.

M. Vanneste n’est pas homophobe en fait, il n’a juste rien compris à rien et cherche juste à se faire mousser et à attirer la lumière médiatique à lui en cherchant la provocation. C’est juste une question de langage, une subtilité qui doit juste nous échapper, nous les gays. Une "aberration" intellectuelle en quelque sorte, ou une "aberration" tout court … Vanneste, une erreur ? Sûrement une belle erreur de la part de l’UMP. Ce monsieur est une honte.

Et pourtant ce dernier reste à l’UMP, sans être exclu, adoubé par le parti encore une fois et doublé par le silence complice du président lui-même. Ce même président qui pour rappel disait dernièrement "je ne voudrais pas qu'on laisse croire qu'il y a de l'homophobie dans le sport" en écho à une intervention de Chantal Jouanno – secrétaire d’Etat aux sports – qui avait annoncé le 8 juin dernier le lancement d’un plan de lutte contre les discriminations dans le sport. Belle mentalité non ?

Autre courant politique qui alimente aussi le débat de manière très négative, le FN et Marine Le Pen qui s’est entretenue dernièrement sur France Inter de la question. Et elle aussi a un avis plutôt très tranché sur la question. "Parmi les règles de notre société (…) Le mariage s'effectue entre un homme et une femme (…) Je ne pense pas qu'il soit positif de changer cette règle, parce que si on part de ce principe, on peut aller à la limite très loin dans la modification de notre civilisation (…) Pourquoi pas l'autorisation de la polygamie !", a-t-elle poursuivi.

"Il existe des familles polygames, pourquoi est-ce que demain un certain nombre de groupes politico-religieux ne demanderaient pas que la polygamie, sous prétexte d'égalité des droits, soit inscrite dans le code civil français? (…) Et bien, c'est une autre civilisation (…) On peut décider pourquoi n'a-t-on le droit de se marier qu'avec un homme, et pas avec plusieurs? Et vous aurez des gens qui le demanderont".

Interrogée sur l’avancée des droits des couples homosexuels Marine Le Pen a répondu : "on ne se mêle pas de la vie privée des gens, on considère que cela fait partie de la sphère intime. Quels droits autres que ceux obtenus par un certain nombre avec le PACS ? Le droit d'adoption ? Je suis également contre".

L’ignorance ou la peur de l’autre peuvent amener à dire des choses inconcevables et regrettables. On est dans une société qui reste malgré tout très conservatrice et qui a tendance à régresser. Verra-t-on un jour les principes d’égalité et de fraternité s’appliquer en France vis-à-vis des homos ? Rien n’est moins sûr…

Source de l'article: http://leplus.nouvelobs.com

Le mariage homosexuel s'invite dans la campagne

La question du mariage homosexuel sera l’un des thèmes centraux de la campagne pour la prochaine élection présidentielle. Rejetée mardi par l’Assemblée nationale, la proposition de loi du Parti Socialiste autorisant l’union homosexuelle est enterrée au moins jusqu’en 2012. Si les mentalités n’évoluent pas, cela pourrait même être plus longtemps.

La proposition de loi du PS n’a été refusée par l’Assemblée nationale qu’à 293 voix contre 222. « Je suis extrêmement confiante, a déclaré Roselyne Bachelot jeudi, un jour le mariage entre personne du même sexe existera dans notre pays. » Passons outre le débat d’être pour ou contre et posons-nous une question : un vrai débat sur le mariage homosexuel pourra-t-il être organisé ?

Roselyne Bachelot n’a certainement pas imaginé à quel point ses propos auraient une résonance particulière. Alors qu’elle exprimait simplement son avis, trois députés UMP du collectif de la Droite Populaire ont demandé sa démission. Il s’agit de Philippe Meunier, Jacques Myard et Jean-Paul Garraud, respectivement 45, 64 et 55 ans, qui n’ont visiblement pas supporté que Mme Bachelot ait des idées contraires aux leurs. Ils ont même rédigé un communiqué dans lequel ils demandent à la ministre de « prendre ses responsabilités » après ses déclarations honteuses, inadmissibles, intolérables, choquantes.


Diantre ! Comment une femme – ministre de la majorité de surcroit – peut-elle tenir de tels propos dans un pays où la liberté d’expression existe ? C’est incroyable ! Heureusement que Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, a fait preuve d’ouverture d’esprit et de tolérance, lui, en reconnaissant que Roselyne Bachelot avait « pris une position personnelle » pour La Dépêche du Midi. Certains députés devraient en prendre de la graine.

N’oublions pas que 9 députés de la majorité ont voté pour le texte, et que plusieurs se sont abstenus. Jean-Louis Borloo a également voté pour et Dominique de Villepin, s’il ne fait plus partie de l’UMP, s’est déclaré favorable à la reconnaissance de l’union homosexuelle. Tout comme Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse, qui « estime que la marche vers l’égalité [passera par] cette reconnaissance » Mais « la liberté est-elle menacée par l’égalité ? », comme demande le sujet du bac de philo 2011. Plus sérieusement, Dominique de Villepin a très bien ciblé le problème : « Je crois que nous devons aujourd’hui évoluer et reconnaître que le mariage, institution civile, contrat civil entre deux personnes, peut être à la fois noué entre deux personnes de sexes différents ou deux personnes de même sexe. »Nous devons évoluer.

Evoluer, comme dans les sept pays d’Europe qui ont adopté le mariage homosexuel (Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal et Islande). Attention, je ne dis pas qu’il faut suivre nos voisins aveuglément, mais qu’il faut une évolution des mentalités. Voulez-vous une preuve ? J’en ai même plusieurs : « l’homosexualité est dangereuse et inférieure à l’hétérosexualité », pense le député UMP Christian Vanneste, Marine Le Pen assimile la question du mariage gay avec la polygamie (rien à voir), et la députée UMP Brigitte Barèges est devenue « célèbre » pour faire le rapprochement avec la zoophilie (encore moins de rapport). Mais dans quelle époque vivent-ils ?

Chaque camp a des arguments pour et contre qu’il est nécessaire d’écouter pour avancer sur ce sujet d’actualité. Tant que les hommes (et les femmes, évidemment) politiques resteront enfermés dans leur bulle parfois homophobe, le débat n’avancera pas.

Source de l'article: http://www.planetecampus.com